Dans ce dossier du COVID-19, je vous partagerai avec humilité une foule de renseignements sur des sujets divers vous aidant, je l’espère, à gérer du mieux possible cette crise individuelle et collective sans précédent.


À NOTER

Je ne suis ni MÉDECIN, ni PSYCHOLOGUE, ni PHARMACIEN, ni PSYCHIÂTRE.

Je suis un éducateur physique diplômé. Entrepreneur et travailleur autonome. D’une grande curiosité. Et passionné du mouvement sous toutes ses formes et ses beautés. Bonne lecture. Chaleureusement, Éric

ENTREVUE SEXO

J’ai eu le plaisir de m’asseoir virtuellement avec Marie-Josée Dubé (sexologue et psychothérapeute) pour lui poser quelques questions lors de conversations en vidéoconférence. J’étais curieux d’avoir son opinion professionnelle suite à la lecture de certains articles, de livres, mais également de nombreuses discussions en privée avec d’autres personnes.

À savoir comment la sensualité, la sexualité et l’amour se portaient à l’heure de cet énorme défi individuel et collectif. Le premier sujet abordé fut les raisons qui poussent ces personnes et les couples à recourir à son expertise en la matière (que ce soit en temps normal à son cabinet ou bien actuellement en ligne avec la crise du COVID-19).

AXELLE RED – SENSUALITÉ

Marie-Josée m’expliqua que la/les raison/s qui font que les couples consultent un/e spécialiste comme elle (psychothérapeute et sexologue) ne sont en fait que le symptôme d’un/des problème/s beaucoup plus profond. Ce n’est que la pointe de l’iceberg. La dimension relationnelle s’avérant capitale dans une relation dite fonctionnelle.

1 + 1 = 3

 

L’image qui m’est venue en tête lorsque Marie-Josée a parlé de la ‘’dimension relationnelle dans une relation fonctionnelle’’ est celle de l’équation 1 + 1 = 3. Ce qui représente à mes yeux (et dans mon cœur) l’image du couple partenaire.

C’est-à-dire une forme d’économie circulaire du MOI, TOI et NOUS. Marchant cote-à-cote d’égal à égal. Parfois tu me pousses. Parfois je te tire. Mais toujours, ensemble, nous avançons avec une écoute active, dans le respect (de soi-même et de l’autre) et le consentement mutuel. Chacun ayant son univers et sa bulle personnelle. Tout en valorisant (et donc priorisant) cet espace vital à deux où il y a la possibilité de se rencontrer avec bienveillance, compassion, et amour altruiste.

UN JARDIN

Le couple (je me permets ici d’ajouter  »partenaire ») serait comme un jardin. Il est essentiel d’y investir le temps. D’y mettre de l’amour au quotidien. « … , c’est délicat, personnel et capricieux. Il faut en prendre bien soin, retourner la terre, enlever les mauvaises herbes. Et l’arroser tous les jours » C’est si bien dit 🙂 Je vous invite à lire l’article complet qui fait le portrait de cette grande dame du Québec Clémence Desrochers. 

M – ONDE SENSUELLE

CHACUN/E EST UNIQUE

Lorsque je collabore avec une personne dans ma pratique professionnelle (en entraînement, en rééquilibrage postural, en gestion de stress, etc.), je prends toujours le temps d’exprimer le fait que chacun/e est unique. Chacun/e son histoire. Chacun/e ses objectifs. Ainsi est-il est essentiel de souligner ici que chaque personne répond différemment dans sa sphère de sensualité/sexualité/amoureuse. Et dans la situation exceptionnelle actuelle liée au coronavirus ceci est encore plus vrai. Chaque personne a histoire et une dynamique qui lui est propre lorsque vient le temps de répondre à une situation de crise. 

Le passé peut (que l’on en soit conscient/e ou non) s’incruster dans son présent en raison par exemple de traumatismes (physique, psychologique ou émotionnel), des problèmes en santé mentale, certains défis de vie (perte d’emploi en lien avec les demandes gouvernementales en distanciation sociale et d’isolement), etc. Les mécanismes de survie entre en jeu. La sexualité pourra alors pour beaucoup de personnes être reléguée au second plan loin derrière des considérations plus pragmatique comme celle de mettre du pain et du beurre sur la table par exemple.

TANGO

85-15

Un article rapportant les propos de Britney Blair psychologue et fondatrice de la clinique de sexothérapie de Californie (The Clinic) faisait mention que pour 85% des gens le stress aurait comme incidence de réduire la libido. Alors que pour les 15% restant, ce serait le contraire

‘’La sexualité est un moyen de répondre à une panoplie de besoins relationnels et personnels. Mais ce n’est pas un besoin vital (comme respirer, boire, manger, dormir). Je n’en meurs pas. Pour beaucoup d’hommes la sexualité est bien souvent le moyen privilégié ET préféré pour ‘’passer la porte’’ de la relation intime. Alors que pour la femme, c’est la cerise sur le sundae. C’est-à-dire qu’elle entrera dans la zone corporelle grâce à une connexion émotionnelle. De là elle peut plus aisément ‘’ouvrir son corps’’ à l’être aimé/e.’’ , Marie-Josée Dubé (sexologue et psychothérapeute)

MADONNA – VOGUE

COIN DÉCOUVERTE

L’émission – Moteur de recherche – avec l’invitée Myriam Daguzan-Bernier, journaliste et étudiante en sexologie explore le sujet. J’ai non seulement pris le temps de l’écouter. Mais en plus, je vous offre un résumé des grandes lignes. Ceci étant dit, je vous suggère de l’écouter à votre tour pour vous faire votre propre idée.

Q. Est-ce que la COVID-19 s’attrape comme une ITS (Infections Transmissibles Sexuellement). R. La contamination se fait par des gouttelettes de salive et le contact direct. Sexualité et pandémie ne font donc pas si bon ménage.

Cette crise pourrait devenir pour certaines personnes une opportunité d’explorer d’autres façons d’avoir du plaisir. La masturbation est une avenue (si ce n’est pas déjà le cas). On mentionne également à l’émission la  »télédildonique ou le sexe à distance ».

Certains pays voient la vente (de jouets sexuels) plus élevée que la normale. Il existe ici pour l’achat local la compagnie québécoise ‘’Désirables’’ (jouets sexuels éthiques). Dans le même ordre d’idée, il y a par exemple le jeu de table érotique en mode analogue (‘’bon vieux temps déconnecté’’) – L’osti d’jeu. Il existe enfin une panoplie de littérature érotique.

Le magazine URBANIA va encore plus loin dans l’un de ses articles qui traite de sexualité dans l’espace. Vous avez bien lu. On veille à l’épanouissement des astronautes semble-t-il. La réalité virtuelle grâce à des caméras permettrait de non seulement voir l’autre personne. Mais en plus de reproduire ses mouvements. Et la technologie dite haptique en ajoute une couche en reproduisant le toucher. Considérant les milliers de kilomètres les séparant de la terre en mission, c’est ce qui s’appelle s’envoyer en l’air!

Le portail CLUB SEXU est un média sans but lucratif (récits, jeux, événements) qui s’est donné comme mission de parler de sexualité de façon positive.

Le journal anglais THE GUARDIAN avec sa journaliste Iman Amrani explore  »le mâle » sous toutes ses coutures sur des sujets divers lors des saisons 1 et 2 d’un projet spécial. En vidéo en anglais – MODERN MASCULINITY SEASON ONEMODERN MASCULINITY SEASON TWO – À voir.

 

SEXTO

Internet semble en peu de temps devenu  »un incontournable vital ». Que dire à l’heure de la crise ! Que ce soit pour maintenir les contacts à distance avec nos proches, le télé travail ou bien se renseigner sur les développements de l’heure. Nous sommes des mammifères. Une espèce animal (plus ou moins sociale selon l’individu dirons certains/es). Un singe-homme comme dirait Darwin.

‘’Dans mon temps’’, on parlait de sexualité au secondaire dans les cours de sexo. Au même titre qu’il y avait des cours d’éducation physique.

La sexualité, il faut trouver une façon d’en parler. Sinon comme le dit le dicton  »si tu ne t’occupes pas de la politique. La politique va s’occuper de toi ». Dans le cas présent, il est fondamental d’offrir un cadre éducatif sécuritaire, respectueux et ouvert pour que puisse naître une discussion positive sur le sujet. Si ce n’est le cas, c’est  »the internet of all things » qui va se charger d’éduquer les jeunes nés à l’ère de l’univers dématérialisé digital. Avec de réels conséquences dans le monde ‘’physique’’. Qu’on le veuille ou non aujourd’hui en ce 21ième siècle, c’est la réalité. Les 2 univers se chevauchent au quotidien.

Prudence donc avec ce que l’on envoit par les messageries numériques (photos, écrits, vidéos). Ce genre de données lancées dans la stratosphère (le cloud) où le nuage virtuel omniscient voit tout (st surtout conserve tout) où s’agglutine des masses de données peuvent malheureusement mener à ce qui est nommé le ‘’Revenge Porn’’. Ce qui consiste comme le nom l’indique à se venger d’une personne en divulgant sur internet du contenu privé à caractère sexuel pour l’humilier.

 

‘’Les écrans sont entrés dans les écoles et les maisons

sans mode d’emploi

pour les comportements, la santé, la sécurité et la sexualité.’’

Cette phrase ci-haut en gras provient du docu-fiction Empa-TIC où des jeunes jouent le rôle des ados et des adultes dans une lors d’une discussion sur les écrans, la sexualité en ligne et dans la réalité. Des intervenants adultes partages également leur expérience avec les plus jeunes. Empa-TIC est un projet novateur s’adressant aux jeunes âgés de 12 à 17 ans, leurs parents et les milieux éducatifs, visant à les informer et les outiller à propos des contenus osés ou violents que les enfants peuvent recevoir ou voir lorsqu’ils auront accès à un écran tel que le cellulaire, la tablette ou les jeux en ligne.

ESTIME DE SOI

COMMUNIQUER

La communication s’avère l’une des fondations du couple EN TEMPS NORMAL. À l’heure du COVID-19 savoir se parler (et s’écouter activement) est plus que jamais fondamental. Pas toujours facile selon la situation du couple. Les partenaires vivent-ils le COVID-19 selon une réalité similaire ? Que ce soit en lien avec le travail (revenu stable garanti VS travailleur autonome), comme parents (qui fait quoi au quotidien dans le partage des tâches), niveau de désir (libido en temps normal VS actuel avec le stress de chacun), etc. Je le répète; chacun/e est unique.

En situation de stress

chacun/e réagit différemment

L’animatrice Pénélope McQuade reçoit à son balado sur Radio-Canada Nathalie Parent et Rose-Marie Charest (psychologues) ainsi que l’animatrice et auteur Janette Bertrand. Elles discutent de sensualité, de sexualité et d’amour à leur façon selon leurs expériences. Plusieurs moments de cette émission retransmise en ligne ont retenus mon attention dont ceux-ci:

‘’Accepter la différence’’, Rose-Marie Charest, psychologue

‘’Ça vaut-tu le coup pour si peu ? Gardons nos chicanes pour les choses importantes.’’, Janette Bertrand

‘’On doit apprendre comment se chicaner’’, Pénélope McQuade

‘’Je pense que c’est normal de se sentir insécure. C’est une situation qui est nouvelle. Inconnue. Faut se rappeler que la situation est temporaire.’’, Nathalie Parent, psychologue

DINO

Dans une situation où nous sommes déclenché/e émotionnellement lors d’un conflit, il peut arriver que notre cerveau dit primitif prenne le dessus. Marie-Josée le surnomme ‘’dino’’ pour dinosaure. La pensée rationnelle à ce momen prend le champ. Elle est dirons-nous court circuitée. 

Il serait alors judicieux de prendre du recul afin d’avoir une meilleure vue d’ensemble. Pour y arriver, je vous suggère de vous concentrer sur la respiration abdominale et en 3D pour vous calmer le gros nerf. Autant vous le dire, ce n’est pas magique. Ça prend de la pratique.

Car lorsque ‘’DINO’’ est activé, l’Homo sapiens que nous sommes (en anglais Wise Man) entrons dans l’espace émotionnel primaire. Les mécanismes de survie s’enclenchent vitesse grand V : c’est soient la fuite, se battre ou figer. Tenter de résoudre un conflit dans cet état d’esprit relèvera des 12 travaux d’Hercule. Une épreuve titanesque pour les protagonistes en place!

L’ISOLEMENT

Le contexte d’isolement (et donc de promiscuité au quotidien) peut générer beaucoup d’anxiété, d’angoisse et de stress chez certaines personnes. Ceci étant des comportements inacceptables comme la violence verbale, physique et/ou sexuelle (dans le couple, la famille, les amis/es par exemple) peuvent malheureusement être exacerbés. Si vous une êtes victime de violence, que vous en êtes témoin ou que vous vous sentez à risque de porter atteinte à la santé d’autrui de quelques façons que soit. N’hésitez pas à aller chercher ou à appeler de l’aide sans tarder. Et n’oublions pas ; la violence n’a pas de sexe.

911

1 800 APPELLE – SOS Suicide

1 800 363.9010 – SOS Violence conjugale

SOUFFLE 3D

IDÉES DE LECTURE

Voici une liste d’ouvrages couvrant à leur façon (directement ou indirectement) la sensualité, la sexualité, l’amour et la notion de consentement. Et toutes ces sortes de choses. 

‘’Boucar disait pour une raison X ou Y’’, Boucar Diouf (Boucar a une façon unique de parler de sexualité et d’amour. Passant par les neurotransmitteurs que sont la dopamine, la sérotonine et l’oxytocine. Sans oublier ses proverbes savoureux) – ‘’Mating in Captivity’’, Esther Perel (Cette psychothérapeute nous oblige à nous questionner. À possiblement revoir nos préjugés sur la sexualité unique en chacun/e de nous) – ‘’Eight Dates’’, John Gottman, Julie Schwartz Gottman (invitation à se retrouver comme couple grâce à des suggestions pour le quotidien) – ‘’What do women want’’, Daniel Bergner (entre mythes et réalités. La sexualité au féminin)

– ‘’Le slow sex’’, Diana Richardson, Anne Descombes, Jean-François Descombes & ‘’Slow Sex pour les hommes : Faire de l’amour une méditation’’, Michael Richardson, Diana Richardson (l’exploration par la lenteur. Pourrait-on appeler cela une forme de méditation en mouvement? :

 ‘’Cœur et sexe enfin réconciliés’’ (écrit par un gars pour le couple partenaire) – Jean-Philippe Ruette, ‘’La masturbation ne rend pas sourd’’, Daniel Brouillette (l’auteur partage de l’information sur la puberté, la sexualité et l’adolescence. De son propre dire, ça s’adresse aux gars. Et c’est écrit par un gars.)

–  »Éloge de la lenteur », Carl Honoré (une courbe pour faire suite au SLOW SEX) – ‘’It’s not about food’’, (l’un des témoignages dans ce livre sur les troubles alimentaires y raconte pourquoi l’une de ces femmes a volontairement pris du poids pour se protéger sexuellement. Ça apporte certaines lumières sur la complexité de la sexualité et de l’alimentation) – ‘’Descente au cœur du mâle’’, Raphaël Liogier (le mouvement ME TOO expliqué par ce sociologue et philosophe) – ‘’The Drama of the Gifted Child’’, Alice Millet (comment les traumatismes à l’enfance peuvent s’incruster profondément en nous et nous  »poursuivre » au présent)

– ‘’Why zebras don’t get ulcers’’, Robert M. Zapolsky (ce professeur de biologie et de neurologie à l’Université Standford a une façon unique de raconter de quelles façons les mécanismes d’action du cocktail hormonal de stress influencent qui et ce que nous sommes. Fascinant ouvrage! –  »Le pouvoir du moment présent », Eckhart Tolle (un classique de cet enseignant spirituel moderne) –  »Sur la brièveté de la vie », Sénèque (Textes profonds sur la condition humaine vue à travers les yeux de ce philosophe qui traversa les âges plus de 2000 ans après sa mort)

Cette crise planétaire évolue à vitesse grand V. J’ai fait tout mon possible pour trouver des liens de sites qui assuraient une mise à jour régulière pour les infos essentielles. Ceci étant dit, il est tout simplement impossible pour moi d’assurer à 100% qu’elles sont toujours d’actualité (étant seul à gérer l’ensemble de mes activités). Il en va donc de votre responsabilité de faire une double vérification lorsque nécessaire. Comme travailleur autonome et entrepreneur, je travaille d’arrache-pied au quotidien pour trouver des solutions pour m’adapter. Merci de votre compréhension.

Vous aimerez EXERCICE. Un autre article de la série COVID-19.

Éric Blais

Éducateur physique B.Sc., yoga thérapeute (Yoga Resource), spécialiste en évaluation et correction posturale (Egoscue), entraîneur Kettel Bell (Agatsu), praticien en massage thaï (Still Light Center, Albert Lee), Étirements Actifs Isolés (Stretching Canada) et instructeur ANIMAL FLOW ®

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